Badoum, On s'casse. C'est mon sweetlittleblues
Vers les abysses de nos c½urs javellisés et à toutes ces cohortes d'espoir que la putréfaction de nos sens à vaincu, je lance une dernière pierre, un dernier cri avant de continuer de crever comme chaque Homme de mon âge, assise sur les crânes de ceux d'ores et déjà tombés...
Il reste ici peu de lumière, des montagnes de beauté et des cendres sur la route des origines, c'est le panorama de la Terre qu'on a créé, c'est le lugubre spectacle auquel on assiste et devant lequel on est tous là, las et flétris, suintant par chacun de nos pores, l'imminent vide qu'on laisse sévir.
Nous sommes de ces hybrides ne fonctionnant à rien qui n'a déjà existé, nous sommes ces séniles de 20ans, ces Stryges et ces Vampires, délaissant les simples choses pour des alambiques de technologie, du méthane et du chlore, nous sommes ceux qui avons fait proliférer l'essence même du Mal et nos desseins en sont devenus incorrigiblement noirs, comme du réglisse mazouté, des marguerites à l'acide, comme des bonbons à l'encre de Chine.
Et pendant que les océans s'évaporent, que les volcans vocifèrent et que nos exuvies deviennent poussières, il n'y a plus rien à prendre, que du sel huilé, que des os coutures, des S.OS. à chaque millimètre carré des continents mais qu'on entend plus, qu'on laisse tomber au gré du vent qu'on ne sent même plus...
Oui, chaque jour est pire et donc mieux, chaque jour est un coup de plus sur nos échines déjà courbés, et l'étau qui nous enserre ne cessera que lorsque nous serons en corps à corps avec la Terre, allongés et sanglotant mais sans regret car cela demeure le luxe des âmes conscientes, de ceux qui se sont brisés les cordes vocales pour un salut assassiné.
Nos autoroutes demeurent donc vides, les lacs de nos abcès sont quant à eux toujours bourrés de poison, et la survie qui résiste que par la faiblesse que nous avons à ne pas nous faire mourir continue en embuscades, autres guet-apens, j'en viens alors à croire que le Summum de notre destinée serait une radiation, une pilule de curare pour nous buter, nous exterminer tous, pauvres bêtes amorphes suivant le trait tracé par nos Pairs, faibles et abrutis par ce monde qui n'est qu'un souvenir lointain.






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